By the Lake : avec les Wildbirds & Peacedrums

Publié le Jeudi 27 août 2015

Le 29 août, la Freilichtbühne Weißensee accueillera By the Lake, tout nouveau festival organisé par la radio éponyme, The Lake, qui a la particularité d’avoir été fondée par des membres du groupe danois Efterklang. Parmi les cinq groupes éclectiques qui composent la programmation, Wildbirds & Peacedrums nous a particulièrement titillé l’oreille. Composé du couple suédois Mariam Wallentin et Andreas Werliin, le duo n’utilise que des voix et des percussions ! Avec quatre albums et trois EP (réalisés avec The Leaf Label), le groupe nous prépare une performance musicale inattendue. Rencontre avec Andreas, grand blond souriant et passionné.

 

Wildbirds & Peacedrums

 

BERLIN POCHE : Est-ce que le By the Lake est votre première date en Allemagne ?
Andreas Werliin : Non, nous avons déjà eu la chance de nous produire à de nombreuses reprises en Allemagne, notamment à l’édition 2009 du Fusion à Lärz. Nous avons également souvent été accueillis à Berlin, une ville géniale !

 

Ça fait quoi de participer à l’organisation d’un nouveau festival ?
C’est une expérience extraordinaire. J’aime beaucoup les mecs d’Efterklang, qui sont très engagés. Être à leurs côtés pendant qu’ils préparaient By the Lake a été une aventure très excitante. Cela donne très certainement un « plus » d’aussi bien s’entendre avec les organisateurs. Nous avons vraiment hâte d’y être !

 

Votre musique est plutôt d’un genre inhabituel : à quel mouvement musical vous identifiez-vous ?
Effectivement, nos musiques ne sont composées que de nos voix et de percussions. Aucun mouvement ne correspond entièrement à cela, mais si je devais qualifier nos morceaux je dirais « soul moderne » ou « gospel moderne ». Je pense que ces termes correspondent plutôt bien, étant donné qu’ils allient une place importante donnée à la voix et l’utilisation d’instruments, qui peuvent rappeler la techno ou d’autres mouvements modernes. D’ailleurs, j’aime beaucoup la musique contemporaine !

 

 

Pourquoi ces choix dans votre musique ?
Ce sont les instruments que Marianne et moi nous jouons, donc ça n’a jamais vraiment été un choix. On a commencé avec un plus gros groupe. Mais quand on s’est retrouvés à deux dans la salle de répét’, je me suis rendu compte que c’est à ça que je voulais que le groupe ressemble. Je me souviens très bien de ce moment : on se fichait de ce que les gens pensaient, parce qu’on ne s’était jamais sentis aussi bien dans notre musique. Je pouvais jouer exactement ce que je voulais et Maria pouvait chanter ce qu’elle voulait. Et c’est comme ça qu’on a commencé. Après, par rapport au public, je trouve ça particulièrement « non cynique »  de ne pas lui donner toute l’information, de vraiment lui donner la chance de remplir par soi-même les vides. Et c’est beaucoup plus intéressant de faire de la musique de cette façon que de dire à nos auditeurs ce qu’ils doivent ressentir. On ne sait pas vraiment ce qu’on veut dire, mais on adore vraiment faire de la musique de cette façon, crue et sans artifice.

 

Les pays scandinaves fournissent pas mal de groupes en ce moment. Comment l’expliquez-vous ?
C’est vrai que c’est assez dingue, il y a une véritable explosion musicale ici. Je pense que c’est parce que les gens s’ennuient. On vit dans des endroits mornes, on s’habitue à une routine qui ne nous satisfait pas réellement : les gens vont au travail, rentrent, retournent travailler. L’art, c’est un bon moyen d’en sortir. C’est en gros notre seul espoir de faire quelque chose de notre vie !

 

Wildbirds & Peacedrums

 

Arrivez-vous à garder un regard critique sur votre musique en la produisant vous-mêmes ?
Oui. Tout d’abord, je pense qu’il n’y a pas plus difficile critique que soi-même. Ça m’arrive souvent de voir des défauts à des morceaux où d’autres n’en voient pas. Et de toute façon, les grands labels n’aident pas à améliorer la musique en soi. Et nous avons toujours des amis à qui demander des conseils !

 

Produire d’autres groupes, c’est un truc qui vous plairait ?
Pourquoi pas ! C’est vrai que ça me plaît de produire notre musique, donc le faire avec d’autres groupes quand on sera suffisamment à l’aise pourrait être une expérience vraiment sympa !

 

 

Julia Skalova

 

 

By the Lake Festival

29 août | Freilichtbühne Weissensee | 13-22h | 36€

Wildbirdsandpeacedrums.com

Facebook.com/wildbirdsandpeacedrums

Bythelake.co

 

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