Entretien avec Omar Sy

Publié le Mardi 19 mars 2013

 

© lefilgrenoblois.com

 

 

En reprenant le même ressort dramatique que dans Intouchables, David Charhon met en scène ici deux flics, François Monge (Laurent Lafitte) et Ousmane Diakité (Omar Sy), aux antipodes, qui vont devoir collaborer.  À l’occasion de la sortie du film De l’autre côté du périph en Allemagne, Omar Sy était de passage sur Berlin pour assurer la promo de cette comédie d’action.

 

Quelles ont été vos premières impressions à Berlin ?

C’est une ville vraiment intéressante. J’étais venu quand j’étais plus jeune parce que je faisais de l’allemand en cours et je ne me rappelais pas que Berlin était comme ça. Je ressens ici beaucoup d’énergie. J’ai l’impression que la ville est en train de changer et de devenir très artistique.

 

Passons au film : qu’est-ce qui vous a plu dans le scénario ?

C’était un pari intéressant dans le sens où c’était une comédie d’action, dans le style des années 80 des buddy movies comme 48H, Le flic de Bevery Hills ou Midnight run. C’était bien de le faire dans cette forme là mais avec une histoire française. Dans le personnage, ce qui me plaisait aussi c’est qu’Ousmane vient de la banlieue mais qu’il est du côté des flics. Il a du faire des sacrifices pour le devenir parce que quand il rentre dans son quartier, il est vu comme un traître. C’était donc intéressant de montrer des mecs de banlieues capables de devenir policier, qui ont le sens de la justice, du devoir et qui sont patriotes.

 

Comment s’est passée votre collaboration avec Laurent Lafitte ?

C’était vraiment bien. Laurent est comédien comme moi mais il vient d’ailleurs. Son origine sociale, les écoles dans lesquelles il est allé sont différentes. En fait, c’est vraiment comme nos deux personnages. Nous faisions la même chose mais en venant de voies différentes. À la fin, les différences que nous avions ont permis une réelle complémentarité.

 

Avez-vous suivi un entraînement physique pour le film ?

Non, parce que je me pensais athlétique. Je me disais que j’étais en  bonne santé, que j’étais plutôt sportif et donc que ça allait le faire. Mais finalement on est surpris par l’intensité des scènes, il faut la rejouer tout le temps de la même manière. Et puis quand on pense à la comédie d’action, on pense davantage à la comédie qu’à l’action et je me suis fait surprendre. Je me suis un peu surestimé, si c’était à refaire, je me préparerai plus physiquement. J’ai plus préparé le côté technique que physique.

 

© Berlin Poche

 

Si vous deviez décrire le contenu du film en trois mots ?

Action, humour et surprise !

 

À quoi ressemble votre vie aujourd’hui, comparée à celle que vous meniez il y a deux ans de cela, avant le succès de Intouchables ?

Ma vie a complètement changé ! Quand on fait quelque chose à 100%, obligatoirement, on change personnellement parce qu’on rencontre des gens, on est invité à de nombreux évènements, on change son caractère. On doit gérer tout ça. Quand je joue un rôle, je m’en imprègne tellement que je garde toujours quelque chose du caractère de mes personnages. Je suis un autre homme aujourd’hui, peut être que je pense différemment, je ne sais pas !

 

Avez-vous un message à faire passer aux jeunes issus du même milieu que vous ?

C’est difficile de délivrer un message comme ça, c’est pourquoi je préfère faire des films qui disent par eux-mêmes les choses. Je ne veux pas être un modèle, un professeur. Quand j’étais jeune, c’était difficile pour moi quand les gens venaient vers moi et me donnaient des conseils, des choses à faire : « Tu dois faire ça, c’est bien pour toi ». Je ne veux pas faire cela mais je peux conseiller aux jeunes d’écouter parfois leur instinct, ça peut aider.

 

Pauline Mercier

 

Ein MordsTeam – De l’autre côté du périph

Sortie ciné en Allemagne le jeudi 21 mars

Ein MordsTeam

 

Et une bande-annonce en français avec sous-titres en allemand !

 

 

 

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